La scène restera gravée comme un moment d’anthologie du ridicule diplomatique. Alors que le Maroc présentait son dossier monumental intitulé « Le Caftan marocain : art, traditions et savoir-faire« , la délégation algérienne a tenté l’impossible : bloquer, retarder, parasiter. Une obstruction systématique, malsaine et visiblement orchestrée, qui n’avait qu’un seul but : empêcher le Royaume de savourer son triomphe. Mais l’agitation d’Alger a fini par se retourner contre elle de la manière la plus cinglante qui soit.
Excédé par ces gesticulations stériles qui éternisaient les débats pour du vent, le Président de la séance a coupé court avec une phrase devenue instantanément culte : « On perd beaucoup de temps et je veux aller visiter le Taj Mahal ! ». La salle a explosé de rire. En une phrase, l’instance internationale a signifié à l’Algérie que son harcèlement était non seulement vain, mais qu’il ennuyait la terre entière. Il n’y a pas de « guerre des voisins » ici, il y a un pays (le Maroc) qui travaille, et un autre (l’Algérie) qui fait du bruit pour gâcher la fête.
Le Maroc dépose l’Encyclopédie, l’Algérie mendie une étiquette
Sur le fond, l’écart entre les deux démarches est abyssal. Il faut rappeler la puissance de feu du dossier marocain. Intitulé « Le Caftan marocain : art, traditions et savoir-faire« , le document déposé par Rabat est une thèse technique.

Il ne parle pas juste de « vêtements », il décortique une industrie : la coupe, l’ornementation, les Maâlems, la transmission générationnelle. C’est le dossier du Producteur. Mieux encore, le Maroc a eu l’intelligence d’inclure le terme « disséminé ». Un mot choisi avec une précision laser pour acter que si le Caftan se trouve ailleurs, c’est parce que le Maroc, foyer originel, a irradié la région de son influence.

Face à cette démonstration de force, la réaction d’Alger n’a rien d’innocent. Pris de panique à l’idée de voir le Maroc verrouiller définitivement la paternité du Caftan, le régime algérien a bricolé en urgence une riposte administrative : demander la modification de deux dossiers anciens (Le costume de Tlemcen de 2012 et celui de l’Est de 2024).
« Le Port » vs « Le Savoir-Faire » : L’aveu d’échec technique
C’est ici que la manœuvre devient grotesque. L’Algérie a littéralement mendié l’ajout du mot « Caftan » dans les titres. Mais ouvrez les dossiers ! Le contenu, lui, est vide. Il n’y a aucune mention de la confection, de la technique de broderie ou des secrets de fabrication du caftan dans les fiches algériennes. Ils ont collé une étiquette « Caftan » sur un dossier qui ne décrit pas comment on le fabrique.

L’Algérie a donc inscrit le « Port du Caftan » (l’usage), alors que le Maroc a inscrit le « Savoir-faire du Caftan » (l’essence). La différence est fatale :
- Le Maroc dit : « Nous avons inventé la recette et nous la cuisinons. »
- L’Algérie dit : « Nous, on le porte pour les mariages. »
En voulant contrer le Maroc, l’Algérie a signé son propre aveu d’impuissance : elle reconnaît être une simple terre de consommation d’un art qui la dépasse.
Le détail qui tue : La Clause 4
Pour couronner ce fiasco, il faut souligner l’amateurisme juridique de la partie algérienne. Dans la Clause 4 de leurs propres dossiers modifiés, ils admettent noir sur blanc que les éléments inscrits (Gandoura, M’lehfa, et le fameux Caftan rajouté au stylo) ne sont pas une « propriété exclusive » de l’Algérie. Ils ont officiellement acté que leur patrimoine vestimentaire est partagé, dilué, voire importé.

Bilan des courses : Le Maroc repart avec la reconnaissance mondiale de son génie artisanal et la paternité du savoir-faire. L’Algérie repart avec un ajout de mot dans un contenu vide, une clause de non-exclusivité, et l’humiliation publique d’un président de séance qui a préféré la beauté du Taj Mahal à la laideur de leur jalousie.